Archive for septembre, 2012

Les courses de septembre

Auteur : jade paddle surf 44. Posté dans Compétitions

Tandis que Antoine, était parti dans le nord pour disputer La course du Touquet (où il termine dans le top 10 sur les 6km remportés par Arthur Arutkin, alors que plus de 40 partants s’alignaient au départ), c’est en voisins que Christophe, Robin et Vincent se rendaient à la Paddle Race de Saint-Nazaire.

Un compte-rendu est en ligne ici

Et maintenant, c’est vers la Californie que nos regards vont se tourner avec la célèbre Battle Of the Paddle. Des nantais ont fait le déplacement, ils nous raconteront 😉

Get Up Sup Mag nous propose un avant-goût  de l’événement avec cette vidéo

La Loire en Stand Up Paddle, plus de 1000 km de la source à la plage

Auteur : jade paddle surf 44. Posté dans Récits

 

Le samedi 22 septembre 2012, après trois jours de marche à pieds et 21 jours au fil de l’eau, Joelle touchait la plage du Cormier où l’attendaient la famille et les amis.

La Loire mesure officiellement 1013 km. Elle prend sa source à 1551 m d’altitude et dégringole les 100 premiers kilomètres (ceux que furent parcourus à pieds) pour arriver à l’altitude de 600m vers le Puy-en-Velay. A Nevers, elle est à 180m d’altitude, à Orléans 80m, 50m à Tours pour arriver au niveau de l’océan à Nantes. En lisant, il est facile de comprendre l’évolution de la course du fleuve et les mouvements d’eau qu’il est possible de rencontrer. Wink

122 ponts ont jeté leurs arches par dessus le trajet, dont un certain nombre très anciens ou plus récents ne permettaient pas un passage en sécurité (rappels, radiers), d’autant moins qu’une planche de SUP est dotée d’un aileron capable de s’accrocher dans le moindre rocher qui affleure. Le vieux pont de Tours marqua le dernier portage . Pour autant, le 100 ème pont (Vieux Pont de Cé, près d’Angers) qui fournit une belle accélération et soulève quelques vagues, est suivi d’un radier que les kayakistes du coin ont cassé pour former un passage, lequel n’est pas dans l’axe des arches… En conséquence, jusqu’au bout les montées d’adrénaline firent partie de l’aventure.  Smile

4 centrales nucléaires, dont 3 avec portage obligatoire, ont été contournées

280 km du parcours sont classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco, beaucoup plus sont en réserve naturelle, riches d’une faune et d’une flore exceptionnelle.

Un rapide calcul montre que  l’avancée de la “SUPeuse” sur l’eau fut de l’ordre de 44 km par jour. Ce calcul ne prend en compte que la distance “routière” car la Loire, après Nevers, est particulièrement douée pour tirer des bords. Les spécialistes affirment que dans certaines zones pour 1km “routier”, on fait 3km pour suivre le lit majeur et donc le courant principal…. Ne me demandez donc pas le nombre de kilomètres parcourus en vrai!

Le trajet a été entièrement effectué sur une planche de 3,81 mètres ( c’est à dire, le standard 12’6 du championnat du monde ISA) de série : une BIC WING ACE TEC 2012. Des rapides de la Haute-Loire jusqu’à la houle de l’océan, ce support s’est avéré bien adapté dans l’ensemble. Joelle avait environ 20kg de bagages pour assurer son autonomie, la nourriture étant consommée, il ne restait que 15kg à l’arrivée au Cormier. Elle avait emporté trois pagaies de tailles et de puissances différentes afin de pouvoir varier les plaisirs.

A l’arrivée, elle pouvait affirmer que tout ce qu’elle avait emporté avait été utile tandis que rien ne lui avait manqué.

Le courant portant est une chose, la météo en est une autre. L’aventurière a globalement bénéficié d’une météo favorable avec assez peu de jours face au vent. Elle s’est “généreusement” octroyé, après 15 jours de trip et en raison d’une météo défavorable, un jour de repos. Le lendemain de cette journée, elle  a eu la bonne surprise de constater que le niveau était monté de 10cm, juste assez pour de faciliter le passage de l’aileron sur l’ensemble du lit du fleuve, et ce qui n’était pas un luxe!

Dans ce genre de trip, aucun record ne peut s’afficher car tout dépend du niveau de l’eau et du sens du vent, avant même de dépendre de la “machine à ramer” qui chevauche le “navire”. Néanmoins, c’est une première que Joelle vient de réaliser. Si le canotage sur la Loire fut très en vogue au début du 20ème siècle, si chaque année quelques rameurs s’aventurent dans le lit du fleuve de la source jusqu’à Nantes, très peu continuent sur la partie maritime et ceux qui le font doivent changer d’embarcation pour affronter les conditions maritimes.

La Loire est un fleuve dont l’histoire ne s’écrit pas sans celle de l’océan vers lequel elle est entièrement tournée depuis les premières villes de ses hauteurs. Unique voie d’entrée et de sortie vers le centre de la France, elle fut une voie de circulation et de communication stratégique jusqu’à l’arrivée du chemin de fer puis des autoroutes. Cette descente en SUP, réalisée dans l’esprit du surf, en direction de l’océan, était une aventure humaine et sportive.

Visiblement, Joelle en sort heureuse.

Article dans SUP Magazine de décembre 2012